Bande originale de De ça je me console, par Lola Lafon

Roman rendant hommage à la grâce d’un père disparu, un père capable de vous envoyer à Rome, puis à Paris pour que vous échappiez à la Roumanie de Ceausescu, De ça je me console offre également une bande son de qualité.

Un écrivain habite dans la même maison qu’Emylina : «il écoute les Stones avec moi dans la cuisine en faisant des beignets de courgettes».

La sœur d’Emylina aime les chevaux et pleure leur mort dans les films : «Ma sœur pleurait la mort des chevaux (Il s’appelait Stewball), de tous les chevaux qui tombaient dans tous les films parce que, et elle me chantonnait ça, tremblante de ce qu’elle prononçait: « Une fois qu’ils tombent, on les abat, je te jure, ils meurent pour le film »».

Emylina classe les morts en deux catégories : «Les morts d’actualité, certains touchants dans leur anonymat, même si je ne les rencontrais qu’une fois morts, leur vie racontée dans les quotidiens» et puis «Les morts qui l’avaient toujours été de mon vivant, aimables et tendres comme Sid Vicious, Audrey Hepburn et Nijinski.»

Emylina note dans un cahier ce qu’elle croit comprendre de son amie italienne: «(J’ai relu récemment, ç a donne: Musique: « Radiohead, Jeff Buckley: à éviter!! Ils se plantent?/ plaignent trop »)»

Et de poursuivre, à propos du Traité de savoir-vivre avec les mourants que projette d’écrire l’amie italienne: «Ca me soulevait magnifiquement le cœur comme quand on écoute Le Chant des partisans, que ce Traité devienne le tien.»

Emylina est interrogée par la police. Un jeune flic l’emmène dans un bureau : «Derrière lui, des affiches de la Croatie et de la Grèce. Un poster de U2 aussi.»

Avec son père, Emylina a appris à remplir des cahiers de A ne pas oublier. Lorsque revient l’envie d’inscrire des A ne pas oublier: «Ca me donnait l’impression de passer une soirée formidable avec mon père, les Rolling Stones la Commune l’écureuil fou de Tex Avery les beignets d’aubergine.»

Et Emylina de repenser aux De ça je me console de son père: «Parfois mon père pensait avoir trouvé un « De ça je me console » difficile: « Et Mick Jagger qui ne parle plus à Keith Richards sans un avocat? » et je trouvais la question facile, facile… Du moment qu’ils avaient écrit Gimme Shelter tous les deux, ils pouvaient bien s’envoyer des recommandés maintenant: « De ça, oui. »»

Le père d’Emylina lui envoie des mails. Elle en retrouve un dans lequel son père lui a traduit en français les paroles de Bella Ciao.

Et il lui promet aussi de lui transcrire l’intégralité des paroles du Chant des partisans.

Se pose à un moment la question de la lutte armée pour Emylina. Un garçon lui apprend à tirer: «Je lui posais la question à ce garçon, est-ce qu’il avait déjà entendu l’air de l’adage dans Giselle, et l’histoire de Giselle, est-ce qu’il la connaissait?»

Le cahier des « A ne pas oublier » ressurgit: «Assise sur un banc j’écrivais SMS du dix-huitième siècle et Vivaldi.»

La sœur d’Emylina vient pour écouter de la musique: «Ce soir, ma sœur a apporté son Discman. Elle sort des CD de son sac. « Regarde ça, c’est bien non, Nina Simone? » Je proteste: “T’es dingue! C’est triste, elle a une voix triste triste et en plus elle est morte, ah non, sinon moi, j’amène Jeff Buckley aussi… » Je choisis Vivaldi.»

 

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