En 2019, Voix de Plumes devient aussi une émission de radio hebdomadaire sur la station associative lausannoise Radio Django. Chaque semaine, je reçois un auteur pour une heure de conversation autour de son dernier ouvrage. L’occasion de passer en revue également la bande son du livre et d’en écouter des extraits lus par Victoria Turrian. L’émission est diffusée le mercredi à 19 heures et rediffusée le dimanche à 20 heures. Au plaisir de vous parler par ondes interposées.

Mercredi 23 janvier à 19 heures et dimanche 27 janvier à 20 heures

Romain Buffat pour Schumacher

Troisième numéro de Voix de Plumes. Romain Buffat est notre invité pour une premier roman très réussi, Schumacher, aux éditions d’autre part. Romain Buffat a étudié à l’Institut littéraire suisse de 2011 à 2014, parcours sanctionné par un bachelor en écriture littéraire. Lauréat du prix de la Sorge en 2016, il est membre du collectif Hétérotrophe dont il est l’un des fondateurs. Parallèlement à son poste d’assistant de filière à l’Institut littéraire suisse, Romain Buffat termine un master en lettres à l’Université de Lausanne.

Entretien avec Romain Buffat

Schumacher, le premier roman de Romain Buffat, ressemble à un récit. Un narrateur, qui n’en est pas tout à fait un, tente de reconstruire la vie de Schumacher, ce jeune pilote américain qui rêvait de France et qui se retrouve dans une base de l’U.S. Air Force en Normandie. Colette, qu’il rencontre au bar de la base aérienne, rêve, elle, d’Amérique et de grands espace. Avec cette fiction, Romain Buffat tente de s’approcher de la vérité, de répondre à cette question que nous nous posons tous un jour ou l’autre: d’où viens-je et qu’est-ce qui me constitue. Un premier roman court et incisif, qui donne à entendre une voix, un style, un souffle. Une réussite.

Mercredi 16 janvier à 19 heures et dimanche 20 janvier à 20 heures

Jean-Luc Borgeat pour Le Rendez-vous

Pour ce deuxième numéro de Voix de Plumes, j’ai le plaisir de recevoir Jean-Luc Borgeat pour son premier roman, Le Rendez-vous, publié chez bsn press. Jean-Luc Borgeat est comédien, metteur en scène, voix off, doublure, narrateur. Vous l’avez sûrement déjà vu au cinéma, à la télévision ou au théâtre. A 64 ans, il publie un premier roman très réussi, quasi thriller historique se déroulant durant la seconde guerre mondiale.

Le Rendez-vous nous raconte l’histoire de Paul Nommac, 23 ans au début du roman, pilote au sein de l’escadrille 1/3 basée à Luxeuil-Saint-Sauveur, en Haute-Seine. Jean-Luc Borgeat connaît bien les avions de la seconde guerre mondiale, et leur armement qu’il décrit avec minutie. Paul et son commandant, Baxter, son abattus par la DCA allemande. Le lecteur va suivre les péripéties de Paul qui se réfugie dans une cabane appartenant à deux frères allemands animés par la même passion que le jeune pilote, la pêche à la mouche. L’entretien avec l’auteur permet d’aborder nombre de thèmes qui habitent son roman: rôle de la Suisse pendant et après la seconde guerre mondiale, la foi et l’athéisme ou encore la pêche à la mouche. Jean-Luc Borgeat explique également comment son métier de comédien à nourri son écriture ou évoque ses lectures marquantes, de Michel Onfray à Emmanuel Carrère, en passant par Haruki Murakami.

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Mercredi 9 janvier à 19 heures et dimanche 13 janvier à 20 heures

Quentin Mouron pour Vesoul, le 7 janvier 2015

A 29 ans, Quentin Mouron est l’électron libre de la littérature romande. Vesoul, le 7 janvier 2015 est son déjà sixième roman. Un hommage, quatre ans quasi jour pour jour après l’attentat contre Charlie Hebdo, un hommage rendu avec toute la distance nécessaire. La distance intellectuelle aussi bien que la distance géographique. Vu de Vesoul, l’événement ne bénéficie pas de la texture ni du vocabulaire qui lui ont été accordés à Paris. Car précisément, le roman de Quentin Mouron se penche avec brio sur les dérives de notre langage, sur sa vacuité, sa drôlerie, son inconsistance dans un monde coupé en deux avec d’un côté les nomades, de l’autre, les sédentaires.

Avec brio, le romancier saisit tous les travers de notre société. Et s’en moque. Renouant avec la satire mise à mal par le roman du 19è siècle, Quentin Mouron se moque de tout et de tout le monde, y compris de lui-même. L’entretien est entrecoupé de certaines des chansons croisées au fil des pages, et des lectures de Victoria Turrian.

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