Chroniques alexandrines, par Robert Naggar, éditions de L’Harmattan

Ces chroniques sont d’abord d’un amoureux. Amoureux de l’Egypte en général, d’Alexandrie en particulier. C’est en 2003 que Robert Naggar reçoit d’une banque égyptienne un chèque de trente mille dollars. Une somme qui représente les loyers générés par un immeuble appartenant à sa famille, des biens familiaux séquestrés en 1958, après que la plupart des juifs aient été chassés d’Egypte. La famille de Robert Naggar possédait plusieurs immeubles au centre d’Alexandrie, des dépôts, tout un village et de vastes terrains agricoles. Robert Naggar décide de tenter de récupérer ces biens familiaux, profitant de la dé-séquestration prononcée quelques années plus tôt. Il se lance alors dans une vaste enquête qui va durer de 2007 à 2016, période durant laquelle il se rend à de nombreuses reprises en Egypte, seul ou avec des membres de sa famille. En résultent ces dix-sept Chroniques alexandrines qui ont le mérite de nous faire traverser les époques, des souvenirs des années 50 à l’époque contemporaine, de Moubarak à al-Sissi en passant par le printemps arabe. Ayant vécu à Alexandrie jsqu’à l’âge de dix-sept ans, Robert Naggar parle l’arabe presque couramment. Il nous raconte, parfois avec une certaine candeur, mais souvent avec bon sens, ses pérégrinations dans l’Alexandrie de sa jeunesse, qu’il peine à reconnaître. Ce qui n’a pas changé, ce sont la gentillesse et l’hospitalité des Egyptiens. Le lecteur suit donc l’auteur dans les méandres des administrations alexandrines et cairotes, dans ses rapports quotidiens avec le population et les commerçants ou les chauffeurs de taxis.

Au final, un joli livre qui donne envie de découvrir Alexandrie, mais qui met aussi en garde le potentiel voyageur sur un certain nombre de points qui ne sont pas que des détails. On regrettera cependant quelques longueurs ou redites, mais surtout les beaucoup trop nombreuses coquilles ou fautes d’orthographe qui gâchent quelque peu le plaisir divertissant de cette lecture.

Chroniques alexandrines, par Robert Naggar, éditions de L’Harmattan, 2017, 321 pages

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