Bande originale d’Indocile, par Yves Bichet

La musique fait très vite son entrée dans le beau roman d’Yves Bichet dont vous pouvez aussi lire la critique. Théo est dans la chambre d’Antoine, inconscient sur son lit d’hôpital. Par la fenêtre, il entend une fanfare militaire qui joue La gloire immortelle de nos aïeux, non sans quelques couacs.

Alors que les militaires jouent à l’extérieur, Théo décide de passer de la musique à Antoine. «On met Johnny?» lui propose-t-il. Passent alors Retiens la nuit et Souvenirs Souvenirs.

Quelques pages plus loin, nous découvrons Mila, une fillette qui joue avec ses deux copines dans une roulotte alors que sa grand-mère prépare le goûter dans la maison toute proche. Au mur de la roulotte, une affiche des Doriss Girls dont Mila chantonnera l’air un peu plus tard.

Mila a grandi et elle rencontre Théo. Ensemble, ils se rendent à la foire de Beaucroissant. Et devant le Palais des Délices, un haut-parleur fait jaillir La Belle de Cadix.

On retrouve Johnny Hallyday dès le début du chapitre suivant (chapitre 5) qui commence avec la citation des paroles de Douce violence.

Mila et Théo ont fait l’amour. Pour lui, c’est la première fois. De l’autre côté du lac au bord duquel ils se sont aimés, la fête votive bat son plein avec son maigre feu d’artifice. Mais pour eux, il n’y a »pas de Johnny Hallyday, pas de Maurice Chevalier, ni de castagne en fin de nuit».

Lyon, centre d’incorporation. Théo va tenter d’échapper à la guerre. Au bout du couloir, un gros à tatouages siffle La Madelon.

Marianne, la mère d’Antoine, a emmené Théo dans son cabanon de La Ciotat. Le désir a été le plus fort. Là, elle raconte à Théo qu’il y a deux, voire trois versions de ce qui est arrivé à son fils. Le chapitre suivant nous propulse à la frontière algéro-tunisienne pour découvrir la vérité. La scène commence avec la voix de la chanteuse berbère Taos Amrouche.

La tension est palpable entre Marianne et Théo dans le cabanon de La Ciotat. Juste avant que Théo ne fasse exploser le mange-disque contre le mur, Marianne lui propose d’écouter Johnny, Henri Salvador ou encore Richard Anthony.

Les gendarmes recherchent Théo qui n’a pas répondu à son ordre de mobilisation. Avec l’aide de son père, il s’apprête à quitter la France, à passer en Suisse. Mais il reconnaît son passeur, Farid, celui qui était avec Mila. Il rebrousse chemin, suit le passeur, perd sa trace mais pas celle de sa valise bourrée d’explosif. Au bout de la filature, il se retrouve chez Mila. Là, dans le hangar, il découvre une Simca Aronde P60. Il parvient à la faire démarrer, allume les phare, enclenche les essuie-glaces et chante à tue-tête le dernier succès de Johnny Hallyday, Souvenir souvenirs.

Julien, le père de Théo est en garde à vue. Il y voulu s’opposer à une perquisition au Progrès, journal où il est typographe. Mila conseille à Théo de demander de l’aide à Marianne qui a une formation de juriste. Les retrouvailles de Théo et Marianne sont houleuses. Elle a bu. Elle se met à chantonner La Dernière Danse de Dalida, puis Jolie Môme de Léo Ferré et enfin, Douce violence, de Johnny.

Théo a ramené le mange-disques à l’hôpital. Dans la chambre d’Antoine, il joue une dernière fois Souvenirs, souvenirs de Johnny pou dire adieu à son ami.

Le roman s’achève au Djebel Kouif, à la frontière algéro-tunisienne et avec la belle voix de Taos Amrouche.

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One thought on “Bande originale d’Indocile, par Yves Bichet

  1. Lyautey

    C’est vraiment une bonne idée cette bande son, un complément magnifique à ce roman tout aussi magnifique, intense. Merci à ceux qui l’on mise en ligne. Brigitte

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