Le mage noir, par Olivia Gerig, éditions L’âge d’homme

Pour Le mage noir, Olivia Gerig renoue avec son personnage d’inspectrice. On avait laissé Aurore en piteux état à la fin de L’ogre du Salève, on la retrouve rétablie physiquement même si les séquelles psychologiques ne se sont pas résorbées. C’est à un réseau, une quasi secte apocalyptique, qu’est cette fois confrontée la sympathique inspectrice de la police judiciaire d’Annecy. Un réseau international qui a infiltré les milieux de la police, de la justice et de la politique.  Difficile dans ces cas-là de savoir à qui faire confiance. Affaires classées, enquêtes bâclées, à Annecy, à Paris et à Genève, la secte semble intouchable.

Mise à pied, Aurore va mener une enquête parallèle. Elle appelle à la rescousse son ancien patron, le commissaire Claude Rouiller, et sa compagne Justine, psychiatre et profileuse. Matteo, un collègue de la police suisse qui en pince pour Aurore, vient compléter l’équipe. L’enquête débouchera sur de nombreuses arrestations sur lesquelles l’auteure ne s’attarde pas. Mais le Mage, lui, n’a toujours pas été appréhendé. Voilà qui nous promet une suite à cette aventure haletante, suite d’ores et déjà annoncée sous le  titre Ravines de sang.

Olivia Gerig construit ses histoires avec habileté et ménage le suspens avec finesse. Ses personnages sont plutôt bien campés et son Aurore est réellement digne d’intérêt. L’écriture s’est densifiée depuis L’ogre du Salève et Impasse khmère, mais elle pourrait être encore plus précise, plus fluide. Le roman, un peu long, gagnerait en concision et en efficacité. Mais ne boudons pas notre plaisir, on a hâte de connaître la suite et on a beaucoup, mais alors beaucoup aimé la riche bande son de ce roman.

Le mage noir, par Olivia Gerig, éditions L’âge d’homme, 2018, 496 pages.

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